Infections ostéoarticulaires 

Date de dernière modification : 2 mars 2026

Il est primordial d’envisager l’avis d’un infectiologue chez tout patient avec suspicion/confirmation d’une infection ostéo-articulaire étant donné la complexité de ces infections, notamment par la diffusion osseuse limitée de certains antibiotiques et la durée prolongée d’antibiothérapie. Un suivi en consultation d’infectiologie est indispensable. 

  • La clé du diagnostic est la mise en culture du liquide articulaire et/ou des prélèvements profonds avant toute antibiothérapie. En cas d’antibiothérapie préalable une fenêtre thérapeutique d’idéalement 2 semaines (au minimum 1 semaine), est recommandée avant la réalisation des prélèvements profonds, sauf en cas d’arthrite septique sans matériel ou de sepsis.  
     
  • En cas d’arthrite septique sans matériel, une antibiothérapie doit être mise rapidement en place (risque de sepsis, de bactériémie, d’atteinte des cartilages, etc.) après réalisation des prélèvements. 
  • En cas d’ostéite, la prise en charge doit être multidisciplinaire. Il y a rarement une indication d’antibiothérapie empirique sauf si une cellulite y est associée et/ou un sepsis. L’antibiothérapie sera ciblée sur les résultats microbiologiques des prélèvements profonds.  
  • La chirurgie est le plus souvent indispensable (lavage, débridement, retrait du matériel si applicable, etc.). 
  • Les paramètres biologiques inflammatoires sont essentiellement utiles pour le suivi de l’infection. Il n’existe pas de seuil clairement identifié et leur négativité ne permet pas d’exclure une infection bactérienne active. 
  • Dès réception des résultats microbiologiques : cibler l’antibiothérapie sur le(s) germe(s) identifié(s) avec un antibiotique ayant une diffusion ostéo-articulaire adéquate (avis infectiologue). 

Eviter l’usage de quinolones en monothérapie sur Staphylococcus aureus en raison du risque majeur d’émergence de résistances. 

La documentation microbiologique est primordiale et doit être faite avant toute antibiothérapie.   

Prélèvements à réaliser :  

  • Deux paires d’hémocultures (en particulier si signes généraux, sepsis, infection sans matériel et/ou incapacité de prélever adéquatement in situ) 
  • Liquide articulaire : D’emblée :  
    • Examen direct et cultures : (pot stérile/seringue) 
      • En pot stérile/seringue (min. 2 ml) : cultures prolongées (aérobie + anaérobie)  
      • En supplément, si prélèvement suffisant, inoculation en flacons d’hémocultures (afin d’augmenter la sensibilité)  
    • Cytologie : (pot stérile, tube EDTA, tube héparine sodique, tube citraté) 
      • Infection sans matériel :
        • GB > 50 000/mm³ et PNN > 90% = suggestif d’une infection ostéo-articulaire
        • GB > 100 000/mm³ et PNN > 90% = arthrite septique   
      • Infection avec matériel : 
        • GB > 2000-3000/mm³ et PNN > 70% = suggestif d’une infection ostéo-articulaire 
    • Protéines : > 45 g/L = suggestif d’un liquide articulaire inflammatoire (infectieux ou non) (pot stérile, tube sec sans gel) 
    • Glucose : Glucose bas (< 50% glycémie) = suggestif d’une infection ostéoarticulaire (pot stérile) 
    • Selon contexte clinique et épidémiologique :  
      • Recherche de cristaux (diagnostic différentiel) (pot stérile, tube hépariné sodique, tube citraté) 
      • Culture mycobactéries (monoarthrite chronique, généralement du genou, du rachis, ou de la hanche ou spondylodiscite) (pot stérile) 
      • PCR spécifique (sur avis infectiologue(pot stérile) 
      • PCR 16S ne doit pas être prescrite systématiquement d’emblée, mais peut être envisagée : (pot stérile)
        • En cas de cultures négatives (min. 72 heures) et une clinique évocatrice d’une infection  
        • Chez les patients ayant reçu une antibiothérapie préalable sans fenêtre thérapeutique suffisante (min. 7 jours, idéalement 14 jours) 
        • Intérêt diagnostique : la PCR 16S peut compenser certaines limites de la culture (antibiothérapie préalable, faible inoculum, germes fastidieux), mais sa sensibilité globale reste comparable, aux alentours de 80 %. 
        • Facturation : cet examen est à la charge du patient (+/- 70 €).   

  • Prélèvements profonds peropératoires (pus, fragments osseux, capsule, tissus de granulation, matériel prothétique…) :  Examen direct et cultures prolongées (aérobie + anaérobie) (pot stérile) 
    • Minimum 3 à, idéalement, 5 prélèvements :  identifier de façon précise chaque échantillon (origne)
    • Privilégier biopsies, pus, matériel  
    • En cas de prise en charge chirurgicale avec débridement/amputation : réaliser des prélèvements proximaux en marge saine après retrait de tout tissus infecté et rinçage, avec des ustensiles stériles non utilisés pour l’excision (changer d’ustensile entre les différents prélèvements) 

Les prélèvements multiples permettent une interprétation plus aisée et une augmentation de la sensibilité (inoculum faible). 

Clinique : arthralgie, impotence fonctionnelle, tuméfaction (épanchement intra-articulaire), érythème, fièvre (50%) … 
Diagnostic différentiel : arthrites microcristallines, inflammatoires, réactionnelles (Shigella, Salmonella, Campylobacter, Chlamydia…), … 

L’échographie peut permettre de confirmer la présence d’un épanchement intra-articulaire, un épaississement synovial et aider le guidage de la ponction. En cas d’arthrite de genou, le diagnostic est le plus souvent clinique. 

Ponction intra-articulaire (via zone cutanée saine et après désinfection rigoureuse) pour poser le diagnostic (cfr ci-dessus : documentation microbiologiqueavant toute antibiothérapie sauf si sepsis/choc septique (min. 2 paires d’hémocultures). 

Discuter la réalisation d’une ETO à la recherche d’une endocardite si: 

  • Atteinte polyarticulaire surtout si bactériémie
  • Infection à Staphylococcus aureus, streptocoques du groupe viridans, Streptococcus gallolyticus, Enterococcus faecalis

Si le diagnostic est confirmé, importance du lavage intra-articulaire dès que possible afin de réduire l’inoculum bactérien, de décomprimer l’articulation et de diminuer le risque de lésion irréversible des cartilages. Si un lavage intra-articulaire ne peut être réalisé immédiatement (à faire dans les 24h, en l’absence de sepsis), il est nécessaire de réaliser une vidange à l’aiguille (aspiration – rinçage – ré-aspiration, jusqu’à obtention d’un liquide clair). Malgré une antibiothérapie efficace, il est parfois nécessaire de recourir à plusieurs lavages. 

Antibiothérapie recommandée après prélèvements : 

Type Germes Traitement empirique Durée 
Communautaire ou nosocomiale précoce  Staphylococcus aureus 
Staphylocoques  
Streptocoques 
(Entérobactéries) 
(Neisseria gonorrhoeae
Céfazoline IV 2 g/8 h  
ou 6 g/24 h (perfusion continue)1  

Si facteurs de risque de BGN (> 70 ans, diabète, immunodépression, infection urinaire/abdominale associée) 
Ceftriaxone IV 2 g/24 h 

Si allergie β-lactamines Vancomycine IV 4  
± Aztreonam IV 2 g/8 h si FR de BGN 
2 à 6 semaines en fonction de l’articulation, du germe et de l’évolution   
 
Relai per os envisageable rapidement selon évolution clinique et biologique  

Avis infectiologue recommandé 
Nosocomiale tardif  Staphylococcus aureus 
Staphylocoques  
Streptocoques 
Entérobactéries 
Pseudomonas aeruginosa 
[Céfépime IV 2 g/12 h en 12 h (perfusion continue)1,2,3 ou Ceftazidime IV 6 g/24 h (perfusion continue)1,3 
 ± 
Vancomycine IV 4,5]  

Si allergie β-lactamines : Avis infectiologue 

1 En cas de perfusion continue (sur 24 h) de β-lactamines, il faut réaliser une dose de charge puis directement entamer la perfusion continue (sur 24 h) → Cefazoline IV dose de charge de 2 g en 30 min, Ceftazidime IV dose de charge de 2 g en 30 min ; Céfépime IV dose de charge de 2 g en 30 min 

Céfépime : Monitoring thérapeutique recommandé afin notamment d’exclure des valeurs sanguines toxiques 

En cas d’impossibilité d’administrer une perfusion continue, administration en perfusion intermittente : Céfépime IV 2 g/8 h, Ceftazidime IV 2 g/8 h  

Vancomycine : 

  • Perfusion intermittente : dose de charge*: 25 – 30 mg/kg (max.3g) puis 15 – 20 mg/kg/8 – 12 h ;  
  • Perfusion continue (sur 24 h) : dose de charge* : 25 – 30 mg/kg (max. 3g) puis 30 – 40 mg/kg/24 h en 24 h
  • Dosage sanguin recommandé dans les deux cas (cf. chapitre TDM):
  • En cas de perfusion intermittente, viser des vallées entre 15 et 20 mg/L 
  • Privilégier la perfusion continue en visant des taux plasmatiques cibles entre 20 et 25 mg/L.  
    • Débit : au moins 30 min/500 mg. Exemples : 500 mg en 30 min ; 1 g en 60 min ; 1,5 g en 90 min ; 2 g en 120 min ; 2,5 g en 150 min ; 3 g en 180 min.

5 Vancomycine : si facteur de risque de MRSA ou portage connu < 12 mois ou si sepsis 

Un diagnostic et une prise en charge précoce permettent d’augmenter les chances de sauvetage du matériel

Une infection aiguë se définit comme une infection dont les symptômes sont présents depuis une durée ≤ 3 semaines, indépendamment du délai par rapport à l‘implantation. Dans cette situation, un sauvetage du matériel avec remplacement de pièce amovible est envisageable (en particulier, en l’absence de fistules de signes de descellement, et en cas de disponibilité d’antibiotiques hautement diffusibles au niveau ostéo-articulaire). 

 
Toute autre situation doit être considérée comme une infection chronique et doit faire envisager, un changement prothétique ou le retrait du matériel d’ostéosynthèse (AMOS). 

Clinique : y penser devant tout trouble cicatriciel (écoulement/fistule, érythème…), aggravation/réapparition d’une douleur locale, gonflement, chaleur locale, fièvre/frissons, descellement précoce… 

Imagerie (selon disponibilité) : CT, scintigraphie aux globules blancs marqués (excellente sensibilité et meilleure spécificité que le PET-CT), PET-CT, échographie (collections)… 

Le diagnostic d’infection est confirmé en cas de fistulisation (en regard du matériel), de ≥ 2 cultures positives au même germe (prélèvements profonds), d’aspect purulent péri-prothétique ou de cytologie inflammatoire évocatrice du liquide synovial. 

Importance de prendre en compte le délai entre l’implantation du matériel et la survenue de l’infection car cela conditionne les germes potentiellement incriminés et donc le choix du traitement empirique.  

Antibiothérapie recommandée après prélèvements : 
 

Délai implantation matériel/prothèse Germes Traitement empirique Durée 
Infection précoce ≤ 3 mois   

OU  
Infection suspectée aigue   

OU  
Sepsis  

OU  
Infection ≥ 2 ans (hématogène)  
 
  
Staphylococcus aureus 
Streptocoques 
Entérobactéries 
Polymicrobien 
Ceftriaxone 2 g/24 h  

Si facteurs de risque de BGN MDR ou Pseudomonas : 
Céfépime IV 2 g/12 h en 12 h (perfusion continue)1,2,3  ou Ceftazidime IV 6 g/24 h (perfusion continue)1,3   

Si facteurs de risque de MRSA 
Ajouter Vancomycine IV 4 

Si allergie β-lactamines : 
Vancomycine IV 4 + Aztreonam 2 g/8 h 

Si allergie β-lactamines et facteurs de risque de BGN MDR ou Pseudomonas  Avis infectio 
12 semaines   

Relai per os envisageable rapidement selon évolution clinique et biologique  

Avis infectiologue recommandé     

Si explantation du matériel :  
durée totale de 6 semaines post explantation 
Infection retardée> 3 mois et < 2 ans 
ET clinique indolente 
Staphylocoques à coagulase négative (SCN) 
Streptocoques 
Cutibacterium acnes 
 
Céfazoline IV 2 g/8 h  
ou 6 g/24 h (perfusion continue)1 

 Si allergie β-lactamines : Vancomycine IV 4 

1 En cas de perfusion continue (sur 24 h) de β-lactamines, il faut réaliser une dose de charge puis directement entamer la perfusion continue (sur 24 h) → Cefazoline IV dose de charge de 2 g en 30 min, Ceftazidime IV dose de charge de 2 g en 30 min ; Céfépime IV dose de charge de 2 g en 30 min. 
Céfépime : Monitoring thérapeutique recommandé afin notamment d’exclure des valeurs sanguines toxiques 

3 En cas d’impossibilité d’administrer une perfusion continue, administration en perfusion intermittente : Céfépime IV 2 g/8 h, Ceftazidime IV 2 g/8 h  

4 Vancomycine : 

  • Perfusion intermittente : dose de charge*: 25 – 30 mg/kg (max.3g) puis 15 – 20 mg/kg/8 – 12 h ;  
  • Perfusion continue (sur 24 h) : dose de charge* : 25 – 30 mg/kg (max. 3g) puis 30 – 40 mg/kg/24 h en 24 h
  • Dosage sanguin recommandé dans les deux cas (cf. chapitre TDM):
  • En cas de perfusion intermittente, viser des vallées entre 15 et 20 mg/L 
  • Privilégier la perfusion continue en visant des taux plasmatiques cibles entre 20 et 25 mg/L.  
    • Débit : au moins 30 min/500 mg. Exemples : 500 mg en 30 min ; 1 g en 60 min ; 1,5 g en 90 min ; 2 g en 120 min ; 2,5 g en 150 min ; 3 g en 180 min.   

Classification :  

  • Hématogènes (dont spondylodiscites : cfr ci-dessous) : symptômes systémiques fréquents, endocardite à exclure selon contexte 
  • De contiguïté SANS insuffisance vasculaire :  
    • Associée à une infection des tissus mous  
    • Post-opératoire 
    • Associées à une plaie non infectée (escarre d’appui) 
  • De contiguïté AVEC insuffisance vasculaire : association fréquente au diabète (pied diabétique), importance du bilan vasculaire +/- revascularisation  

Clinique : signes inflammatoires locaux, fistule, abcès des parties molles, douleur, signes généraux… 

Diagnostic radiologique : CT, IRM (si accessible rapidement, excellente valeur prédictive négative), scintigraphie (SPECT-CT), RX (mais signes retardés). 

Importance des prélèvements profonds avant toute antibiothérapie : ponction/biopsie osseuse percutanée (en zone saine !) ou prélèvements per-opératoires multiples. 

Importance du débridement, de la couverture cutanée et de la revascularisation éventuelle pour obtenir une guérison infectieuse. 

Antibiothérapie :  

  • Antibiothérapie empirique rarement voire jamais indiquée. Il est recommandé d’attendre les résultats microbiologiques avant de débuter l’antibiothérapie, sauf si une cellulite y est associée et/ou un sepsis.  (voir principes généraux
  • L’administration par voie orale peut être directement envisagée d’emblée en cas de bonne biodisponibilité orale et bonne diffusion osseuse.  
  • Durée de traitement : 3 à 12 semaines, influencée par le type d’infection (aiguë versus chronique) et par l’attitude chirurgicale (revascularisation, curetage +/- extensif) 

Étiologie : le plus souvent hématogène ou iatrogène (post procédure). 

Attention, association fréquente aux endocardites (30%). 

Clinique : douleur rachidienne parfois sévère, fièvre ≈ 35-50%, troubles neurologiques… 

Diagnostic :  

  • Imagerie : 
    • IRM : examen de référence, excellente sensibilité y compris en phase aiguë  
    • PET-CT 
    • CT (risque élevé de faux négatifs en début d’infection) 
  • Microbiologie : 
    • Hémocultures  
    • Si hémocultures négatives : ponction/biopsie disco-vertébrale sous CT avant antibiothérapie, à répéter si nécessaire 
      • Pour cultures prolongées 
      • Et, selon contexte épidémiologique : culture mycobactéries et anapath   
    • Si hémocultures négatives et ponctions négatives après 72h : avis infectiologique 

Risque d’abcès épidural avec compression médullaire : importance de l’anamnèse et de l’examen clinique régulier. Imagerie (CT ou IRM) à envisager en urgence (<6h) si nécessaire, avec avis neurochirurgical. 

Il est recommandé d’attendre les résultats microbiologiques avant de débuter l’antibiothérapie sauf en cas de sepsis ou de complication neurologique.  

Antibiothérapie empirique recommandée en cas de complication neurologique (après prélèvement microbiologique) : 

Type Germes Traitement empirique Durée 
  Aigüe communautaire S.aureus 
Entérobactéries 
Streptocoques 
(Staphylocoques à coagulase négative -SCN) 
(Mycobacterium tuberculosis) 
Ceftriaxone IV 2 g/24 h   

Si allergie β-lactamines : 
Vancomycine IV4 + Aztreonam 2 g/8 h IV 
6 semaines   

Relai per os envisageable rapidement selon évolution clinique et biologique  

Avis infectiologue recommandé   
Aigüe nosocomiale Post-opératoire sans matériel Staphylocoque à coagulase négative (SCN) 
Staphylococcus aureus 
Entérobactéries 
Pseudomonas aeruginosa  
[Céfépime IV 2 g/12 h en 12 h (perfusion continue)1,2,3 ou Ceftazidime IV 6 g/24 h (perfusion continue)1,3  + Vancomycine IV 4]   
Si allergie β-lactamines : 
Avis infectiologue 

 En cas de perfusion continue (sur 24 h) de β-lactamines, il faut réaliser une dose de charge puis directement entamer la perfusion continue (sur 24 h) → Ceftazidime IV dose de charge de 2 g en 30 min ; Céfépime IV dose de charge de 2 g en 30 min. 
Céfépime : Monitoring thérapeutique recommandé afin notamment d’exclure des valeurs sanguines toxiques 

3En cas d’impossibilité d’administrer une perfusion continue, administration en perfusion intermittente : Céfépime IV 2 g/8 h, Ceftazidime IV 2 g/8 h  

4 Vancomycine : 

  • Perfusion intermittente : dose de charge*: 25 – 30 mg/kg (max.3g) puis 15 – 20 mg/kg/8 – 12 h ;  
  • Perfusion continue (sur 24 h) : dose de charge* : 25 – 30 mg/kg (max. 3g) puis 30 – 40 mg/kg/24 h en 24 h
  • Dosage sanguin recommandé dans les deux cas (cf. chapitre TDM):
  • En cas de perfusion intermittente, viser des vallées entre 15 et 20 mg/L 
  • Privilégier la perfusion continue en visant des taux plasmatiques cibles entre 20 et 25 mg/L.   
    • Débit : au moins 30 min/500 mg. Exemples : 500 mg en 30 min ; 1 g en 60 min ; 1,5 g en 90 min ; 2 g en 120 min ; 2,5 g en 150 min ; 3 g en 180 min.  

Localisation la plus fréquente : prépatellaireolécranienne

Clinique : douleur, tuméfaction, gène fonctionnelle, chaleur, érythème, signes généraux… 

Fréquence (%) Septique Aseptique 
Fièvre 20-77 % 
Chaleur locale 84-100 % 50 % 
Porte d’entrée cutanée 50-64 % 5-17 % 
Traumatisme en regard de la bourse 40-54 % 30-35 % 
Installation Aiguë Subaiguë/chronique 

Diagnostics différentiels : bursites inflammatoires, microcristallines et liées à une polyarthrite rhumatoïde. 

Diagnostic clinique le plus souvent. En cas de bursite simple, l’échographie et la ponction ne sont pas indispensables. En fonction du contexte (bursite récidivante ou chronique, facteurs de risque), penser à exclure une ostéite sous-jacente. En cas de doute par rapport à une arthrite septique : envisager imagerie +/- ponction articulaire. 

Type Germes Antibiothérapie empirique Durée 
Bursite non sévère   

(retour à domicile) 
Staphylococcus aureus (80-90%) 
Streptocoques  
Flucloxacilline PO 1 g /6-8 h  

Si allergie β-lactamines : 
Triméthoprime-sulfaméthoxazole 2 PO 8 mg/kg/24 h  
ou
Minocycline 100 mg/12 h (1ère dose 200 mg)  
7-14 jours  
(peut être majorée à 21 jours selon évolution)  
Bursite sévère (sepsis, immunodépression, 
dermohypodermite étendue)  

(hospitalisation) 
Staphylococcus aureus  
Streptocoques 
Céfazoline IV 2 g/8 h  
ou 6g/24h (perfusion continue)3  

Si allergie β-lactamines : 
Vancomycine IV4 

1 Clindamycine : si obésité > 30 kg/m² : 900 mg/8 h 

2 Triméthoprime-sulfaméthoxazole (8 mg/kg/24 h de triméthoprime, donc pour 80 kg) : 

  • PO : Triméthoprime-sulfaméthoxazole 160-800 mg, 2 comprimés (320-1600 mg) /12 h 
  • IV : Triméthoprime-sulfaméthoxazole 80-400 mg, 4 flacons (160-800 mg)/12 h 

3 En cas de perfusion continue (sur 24 h) de β-lactamines, il faut réaliser une dose de charge puis directement entamer la perfusion continue (sur 24 h) → Cefazoline IV dose de charge de 2 g en 30 min 

4 Vancomycine : 

  • Perfusion intermittente : dose de charge*: 25 – 30 mg/kg (max.3g) puis 15 – 20 mg/kg/8 – 12 h ;  
  • Perfusion continue (sur 24 h) : dose de charge* : 25 – 30 mg/kg (max. 3g) puis 30 – 40 mg/kg/24 h en 24 h
  • Dosage sanguin recommandé dans les deux cas (cf. chapitre TDM):
  • En cas de perfusion intermittente, viser des vallées entre 15 et 20 mg/L 
  • Privilégier la perfusion continue en visant des taux plasmatiques cibles entre 20 et 25 mg/L.   
    • Débit : au moins 30 min/500 mg. Exemples : 500 mg en 30 min ; 1 g en 60 min ; 1,5 g en 90 min ; 2 g en 120 min ; 2,5 g en 150 min ; 3 g en 180 min.  

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